Fleur Peanut Butter cultivée en Suisse sous éclairage HPS et LED croisés. Génétique Do-Si-Dos x Mendo Breath, phénotype CBD.
Son arôme de cacahuète grillée est franc dès l'ouverture — et il ne figure sur aucun rapport d'analyse, pour une raison que nous expliquons plus bas. C'est aussi la fleur dont sort notre résine Peanut Butter 153 microns.
Ouvrez le sachet : la cacahuète grillée est là, franche, presque beurrée. Ouvrez n'importe quel rapport d'analyse de cette variété : elle n'y est pas.
Ce n'est pas une erreur de laboratoire. Une analyse GC-FID recense les cannabinoïdes et les terpènes — deux familles de molécules parmi d'autres. Les notes grillées et lactées relèvent de familles différentes : esters, pyrazines, composés soufrés, présents en quantités infimes et absents de tout rapport terpénique standard.
Nous publions nos rapports et nous continuerons. Mais un rapport dit ce qu'il mesure, pas ce que vous allez sentir. Sur cette variété plus que sur toute autre, l'écart est visible.
Un arôme aussi gourmand fait naturellement penser à un ajout. Deux choses l'excluent : il est déjà présent dans la fleur — vous l'avez entre les mains — et le rapport de la résine qui en sort ne montre aucun pic isolé, la signature qu'un terpène de synthèse laisserait immanquablement.
Le profil terpénique de cette variété est discret : un fond boisé, une fraîcheur végétale, une rondeur légère. Rien qui explique la cacahuète.
C'est normal. Les molécules responsables des notes grillées n'appartiennent pas à la famille des terpènes et n'apparaissent sur aucune analyse standard. Le rapport de notre résine Peanut Butter, consultable en ligne, le montre bien : le profil mesuré ne ressemble pas à ce que le nez perçoit.
Un producteur de hash ne juge pas une fleur comme un revendeur. Ce qui compte n'est pas l'aspect en sachet mais le comportement des trichomes au tamisage — parce que c'est tout ce qui restera après.
La Do-Si-Dos apporte la densité : ses têtes sont littéralement givrées. La Mendo Breath apporte la complexité aromatique et les notes gourmandes qui donnent son nom au croisement. De l'hybride, nous avons sélectionné le phénotype riche en cannabidiol, en conservant la résine et les arômes de la lignée d'origine.
Le critère décisif est ailleurs : ces trichomes sont denses et peu collants. Pour un consommateur de fleur, c'est un détail. Pour nous, c'est la différence entre une extraction propre et un tamis encrassé — un trichome qui colle s'agglutine, bouche les mailles et emporte du végétal ; un trichome sec tombe net.
Cette fleur n'est pas devenue une résine par hasard. Elle a été choisie pour ça.
La plupart des cultures indoor tranchent entre les deux technologies d'éclairage. Nous utilisons les deux, et c'est un choix qui coûte plus cher qu'il ne rapporte en volume.
Le HPS construit la densité florale : des têtes compactes, du poids. Le LED favorise le rendement en trichomes et la finesse aromatique. Chacun apporte ce que l'autre ne donne pas, et une fleur destinée au tamisage a besoin des deux.
Le reste est manuel. Récolte à maturité des trichomes, jugée à l'œil. Trim souple à la main — une manucure mécanique arracherait la résine avec les feuilles. Séchage lent sur dix à quinze jours, puis curing en contenants hermétiques.
Le séchage est l'étape où la plupart des récoltes s'abîment, bien plus qu'en culture. Une semaine gagnée là se paie sur tout le reste.
Nous n'analysons pas nos fleurs. Nous analysons le produit fini — la résine qui en est tirée — par Guttentag Solutions, laboratoire suisse accrédité ISO 17025. Ce rapport est consultable avant l'achat, cannabinoïdes et terpènes détaillés.
Cette fleur en est la matière première. Ce que le rapport indique constitue donc une borne haute pour elle : le tamisage sépare les trichomes du végétal et concentre tout ce qu'ils contiennent, sans rien créer. Les valeurs de la fleur sont en dessous, sur chaque ligne.
Le même raisonnement vaut pour le THC. Si le concentré issu de cette fleur reste sous le seuil légal suisse, la fleur dont il provient l'est nécessairement aussi — la concentration ne peut que faire monter une valeur, jamais l'inverse.
C'est une déduction vérifiable plutôt qu'une déclaration. Nous préférons cela à un chiffre que personne ne peut contrôler.
Les molécules qui portent la cacahuète n'appartiennent ni aux cannabinoïdes ni aux terpènes. Elles ne figurent sur aucune analyse standard, quel que soit le laboratoire. Sur ce point précis, votre nez reste le seul instrument.
La cacahuète arrive en premier, franche, plus grillée que sucrée. Une rondeur beurrée l'accompagne, presque lactée. En dessous, un fond boisé discret et une pointe de fraîcheur végétale — la seule part que le rapport d'analyse mesure.
Entre 180 et 200 °C, le grillé se maintient et gagne en profondeur. C'est là que l'écart avec une fleur aromatisée devient net : un arôme ajouté s'évapore d'un coup ou tourne au chimique, celui-ci tient et évolue.
Têtes denses, littéralement givrées de trichomes. La texture est sèche plutôt que collante — c'est précisément ce qui rend cette variété adaptée au tamisage. Elle s'effrite proprement sans coller aux doigts.
Le doute est légitime. Sur ce marché, la plupart des fleurs et résines qui sentent le biscuit, la vanille ou le fruit confit ont été aromatisées — terpènes de synthèse pulvérisés après séchage, quand ce n'est pas pire.
Deux choses distinguent un arôme de plante d'un arôme de flacon. Il est présent dès la fleur, avant toute transformation. Et il ne laisse pas de pic isolé sur un rapport terpénique, là où un ajout se repère immédiatement par une molécule anormalement haute au milieu d'un profil plat.
Le rapport de notre résine ne montre aucun pic de ce type. Il ne montre pas non plus la cacahuète — parce qu'elle vient de molécules qu'il ne mesure pas. Les deux constats sont compatibles, et c'est précisément ce qui les rend crédibles ensemble.
Naturel. Il vient de la génétique Mendo Breath, connue pour ses notes gourmandes. Un arôme ajouté se repérerait sur le rapport terpénique de la résine issue de cette fleur, sous la forme d'une molécule anormalement haute au milieu d'un profil plat. Le nôtre ne montre rien de tel.
Parce qu'une analyse GC-FID recense les cannabinoïdes et les terpènes, et que les notes grillées ou lactées viennent d'autres familles de molécules — esters, pyrazines, composés soufrés. Elles sont présentes en quantités infimes et n'apparaissent sur aucun rapport standard, quel que soit le laboratoire. L'arôme est réel, il n'est simplement pas mesuré par ce document.
Parce que nous ne l'avons pas mesuré, et que nous ne publions pas de chiffre que nous ne pouvons pas prouver. Nous analysons le produit fini — la résine issue de cette fleur — et ce rapport est consultable en ligne. Comme un tamisage concentre les trichomes sans rien créer, les valeurs de la fleur sont nécessairement inférieures à celles du concentré. C'est une borne haute vérifiable plutôt qu'une déclaration.
Tout, sauf les conditions de culture. L'Amnesia est fraîche, citronnée et herbacée ; la Peanut Butter gourmande, grillée et beurrée. Leurs résines respectives ont pourtant des profils terpéniques presque identiques — c'est la meilleure illustration de ce qu'un rapport d'analyse ne peut pas vous dire.
Bocal en verre hermétique, à l'abri de la lumière, 55 à 62 % d'hygrométrie. Une fleur est plus fragile qu'une résine : sa surface est bien plus exposée à l'air et les trichomes se détachent au moindre frottement. Notre article dédié couvre le détail.
Produit réservé aux adultes de 18 ans et plus. Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes. Le CBD n'est pas un médicament — consultez un professionnel de santé en cas de traitement en cours.